Une plainte déposée contre Laurent Louis

Ce mardi 18 octobre, le député fédéral du MLD a lancé des «tweets» sur le réseau social Twitter. Il y compare l’État israélien au nazisme des années 40. Et propose au Parti Populaire de se rebaptiser le PJB, Parti Juif de Belgique. Des propos qui ne sont pas du goût de Joël Rubinfeld qui dépose plainte auprès du Centre pour l’Égalité des Chances.

Ce mardi, le Parti Populaire publie un communiqué de presse saluant la libération de l’otage franco-israélien Gilad Shalit. Ni une ni deux, Laurent Louis réagit sur Twitter. Il y poste plusieurs «tweets». L’un deux indique ceci: «Il y a d’autres priorités en Belgique... Le PP semble ne plus se préoccuper que de l’accessoire... il devrait changer de nom!». Et de proposer dans un autre tweet: «Pourquoi pas JPB pour parti juif de Belgique?». Il a ensuite ajouté un troisième message où il raconte «Israël est un pays terroriste qui impose sa loi comme le faisaient les nazis en 40. Israël = assassins et envahisseurs». Ces propos ont poussé Joël Rubinfeld, par ailleurs ancien membre du PP, a déposer une plainte auprès du Centre pour l’Égalité des Chances.

Interrogé sur ce fait, Laurent Louis se justifie: «En aucun cas, je n’ai voulu viser une communauté. Je ne vise pas les juifs. Je m’attaque à un état, un gouvernement élu. En tant que parlementaire, j’ai le droit de critiquer le gouvernement français, allemand ou bien israélien. J’ai toujours défendu la liberté d’expression et je reconnais que quand on vise une communauté, ça n’a pas lieu d’être. Ici, j’ai été très clair, j’ai visé l’État d’Israël, ce n’est pas une personne, c’est un gouvernement».

Il pousse l’analyse un peu plus loin: «Si j’utilise des comparaisons aussi fortes, c’est parce que j’essaye de faire évoluer les mentalités, de faire prendre conscience que tout n’est pas tout blanc ou tout noir».

La plainte ayant été déposée auprès du Centre pour l’Égalité des Chances, Laurent Louis ne risque pas grand-chose. Dans un premier temps du moins. Le Centre peut décider d’émettre un avis ou bien de monter l’affaire en justice en se portant partie civile. À moins que Joël Rubinfeld ne le fasse lui-même...


Article d'Adrien Vigneron paru dans La Capitale du 22 octobre 2011