MISE À JOUR/1 (18.12.2011): Le MOC a retiré de son site la carte en question. Un premier pas, donc. Toujours en attente de la réponse écrite du président du MOC Thierry Jacques. A suivre.

MISE À JOUR/2 (19.12.2011): Vous trouverez à la suite de mon courrier adressé au président du MOC Thierry Jacques la réponse de celui-ci reçue en fin de matinée.


Ci-dessous copie du courrier envoyé à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , président du Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC), le 17 décembre 2011.

Monsieur le Président du Mouvement Ouvrier Chrétien,

C'est avec stupéfaction que je découvre, sur la page d'accueil du site du MOC, une carte (voir ci-dessous) illustrant la conférence du 13 décembre passé («Printemps arabe: un an après…»), carte de laquelle l'Etat d'Israël a été purement et simplement rayé.

Je ne peux croire qu'il faille y voir là un ralliement du MOC aux incantations génocidaires du président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Je vous remercie de m'éclairer à ce sujet.

Bien à vous,

Joël Rubinfeld


Ci-dessous la réponse de Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , président du Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC), reçue le 19 décembre 2011.

Madame, Monsieur,

Cette carte est évidemment une regrettable erreur, que nous avons retirée de notre site dès que nous avons reçu le message de Monsieur Rubinfeld.

Cela étant, je suis sidéré par certains messages de haine et d’injure que je reçois.

Tout qui connaît un tant soit peu le Mouvement Ouvrier Chrétien et les valeurs de paix, de justice et de respect qu’il prône dans son action au sein du monde du travail et auprès des catégories les plus fragilisées de la population, mais aussi sur les questions internationales comme la question palestinienne, ne peut croire un seul instant que nous ayons eu l’intention, comme nous en accuse Monsieur Rubinfeld, de «rayer l’Etat d’Israël de la carte» et de nous rallier aux «incantations génocidaires du Président iranien Ahmadinejad».

Je trouve ces accusations scandaleuses et totalement infondées, et nous nous réservons le droit d’y apporter les suites que nous estimerons utiles.

Ci-dessous je vous joins la réponse que nous faisons à Monsieur Rubinfeld.

Avec mes salutations,

Thierry JACQUES
Président
Mouvement Ouvrier Chrétien
Chaussée de Haecht, 579
1030 Bruxelles
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
www.moc.be

Cela valait une rectification, mais pas une polémique! Encore moins des propos injurieux et haineux…

Pour annoncer la prochaine journée d’étude du MOC-CIEP consacré au «Printemps arabe, un an après», nous avons publié un article sur notre site internet accompagné d’une carte géographique pour représenter une série de pays qui ont connu des révoltes populaires à l’encontre de pouvoir autoritaire.

À juste titre, M. Rubinfeld nous a fait remarquer que la carte publiée sur notre site internet ne mentionnait pas l’État d’Israël. Il s’agit bien évidemment d’une erreur totalement involontaire. Raison pour laquelle une fois prévenus de cette malencontreuse erreur, nous avons retiré dans l’heure la carte incriminée.

Si nous comprenons la démarche de M. Rubinfeld, nous n’en admettons pas le caractère inutilement polémique en assimilant les positions de notre mouvement avec celle de M. Ahmadinejad. Nous regrettons en particulier le titre employé sur son blog: «Ahmadinejad en a rêvé, le MOC l'a fait!»

Enfin, pour lever toute ambiguïté nous voulons rappeler ici la position politique du Mouvement Ouvrier Chrétien face au conflit israélo-palestinien. Elle se base en particulier sur la résolution 242 du Conseil de sécurité de l'ONU, votée le 22 novembre 1967 à la majorité de ses membres.

«Le Conseil de sécurité,

Exprimant l'inquiétude que continue de lui causer la grave situation au Moyen-Orient,

Soulignant l'inadmissibilité de l'acquisition de territoire par la guerre et la nécessité d'œuvrer pour une paix juste et durable permettant à chaque État de la région de vivre en sécurité,

Soulignant en outre que tous les États Membres, en acceptant la Charte des Nations unies, ont contracté l'engagement d'agir conformément à l'Article 2 de la Charte,

1. Affirme que l'accomplissement des principes de la Charte exige l'instauration d'une paix juste et durable au Moyen-Orient qui devrait comprendre l'application des deux principes suivants:

a. Retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit;

b. Cessation de toutes assertions de belligérance ou de tous états de belligérance et respect et reconnaissance de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'indépendance politique de chaque État de la région et de leur droit de vivre en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues, à l'abri de menaces ou d'actes de force;

2. Affirme d'autre part la nécessité

a. De garantir la liberté de navigation sur les voies d'eau internationales de la région;

b. De réaliser un juste règlement du problème des réfugiés;

c. De garantir l'inviolabilité territoriale et l'indépendance politique de chaque État de la région, par des mesures comprenant la création de zones démilitarisées;

3. Prie le Secrétaire général de désigner un représentant spécial pour se rendre au Proche-Orient afin d'y établir et d'y maintenir des rapports avec les États concernés en vue de favoriser un accord et de seconder les efforts tendant à aboutir à un règlement pacifique et accepté, conformément aux dispositions et aux principes de la présente résolution;

4. Prie le Secrétaire général de présenter aussitôt que possible au Conseil de sécurité un rapport d'activité sur les efforts du représentant spécial.»



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