Cela commence par une fusillade mortelle sur le ring de Bruxelles lundi 12 avril, à l'aube. Quelques heures plus tard, aux alentours de midi, de sérieux affrontements à Saint-Gilles opposent «jeunes» de ce quartier de la capitale et forces de l'ordre «coupables» d'avoir perquisitionné le domicile du malfrat tué par la police tôt le matin.

Le calme est rétabli vers 16 heures. Nouvel accès de fièvre vers 20h.

Bilan: voitures incendiées, trottoirs dépavés, mobilier urbain vandalisé, commissariat de police du Parvis de Saint-Gilles attaqué, des dizaines d'arrestations.

La tension persiste le lendemain: mardi, vers 21h, une voiture est incendiée, toujours à Saint-Gilles, et une autre, à Molenbeek, vers minuit. Entre ces deux incidents, un cocktail molotov est lancé vers 22h contre la porte de la synagogue de la rue de la Clinique, à Anderlecht.

Résumons: un malfaiteur est abattu par la police; en représailles, un commissariat de police, garant et symbole d'un ordre public honni par ces «jeunes en colère», est attaqué, quelques voitures sont brûlées et... une synagogue visée.

La synagogue, symbole de quoi pour les pyromanes?


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