Ce lundi 29 mars, une vingtaine de militants d’extrême-gauche a simulé un «checkpoint israélien» devant l’entrée principale de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) «pour filtrer les passants en leur demandant leur carte d’identité et en posant des questions inquisitrices».

Des membres de l’Union des Etudiants Juifs de Belgique (UEJB) seront témoins de cette mascarade: ils en rapportent des photos, Dan Levy relate sur son blog que les militants «arrêtaient chaque passant réclamant de lui une pièce d'identité, et exigeaient de voir les papiers des étudiants en leur demandant, menaçants, “Vous savez ce qu'il se passe en Palestine??”», et le président de l’UEJB, Gary Cohen, dénonce dans un communiqué de presse «cet épisode inquiétant de l’importation du conflit israélo-arabe sur nos campus qui contribue à légitimer la discrimination de l’Etat d’Israël, avec les conséquences que nul n’ignore désormais sur la résurgence de l’antisémitisme dans nos rues».

Ce n’est malheureusement pas là une première. En 2002 déjà, des «checkpoints israéliens» sont installés aux différents points d’accès de l’ULB par des activistes antisionistes. Cette même année, suite à une campagne d’affichage de l’UEJB appelant au dialogue entre «pro-Israéliens» et «pro-Palestiniens» et visant à réhabiliter l’image d’Israël sur le campus, des étudiants juifs reçoivent des menaces de mort: «On connaît ton frère, ta copine. On connaît ton adresse. Enlève les affiches immédiatement ou tout le monde est mort. Ton frère, ta copine, tout le monde est mort!». Toujours à l’ULB, en 2004, un professeur lance, durant les cours, à une étudiante juive: «All Israeli are bastards!» avant d'asséner: «Je ne vais pas te dire ce que je pense des Juifs parce que ça va te choquer».

Cette diabolisation de l’Etat juif n’est pas l’apanage de la seule ULB. En 2001, 327 professeurs, assistants et chercheurs universitaires belges appellent, dans les colonnes du Soir, à «la suspension de l’Accord d’association économique conclu entre la Communauté européenne et Israël». En 2003, le Fédération des Etudiants Francophones (FEF) «condamne de manière ferme la politique discriminatoire et colonialiste de l’Etat d’Israël, qu’il mène depuis sa création». L’année passée, la promotion de la campagne anti-israélienne BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions) fait étape dans 5 universités belges, à Bruxelles, Louvain-la-Neuve, Gand et Leuven. A l’ULB, c’est avec le soutien actif du professeur Eric David et la caution d’autres membres du corps enseignant que la «campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d'Israël» s'installe dans l’enceinte universitaire le 23 octobre 2009.

Si on ajoute à ce sombre état des lieux les conférences régulièrement organisées sur les campus instruisant - à charge exclusivement - le procès d'Israël, le tractage/affichage assuré par des cercles estudiantins d’extrême-gauche et arabo-musulmans versés dans l’agit-prop antisioniste, et le contenu des syllabi de certains professeurs dont l’obsession anti-israélienne frise la pathologie, on comprend aisément que des activistes grimés en militaires puissent à nouveau planter un «checkpoint» devant l’Alma Mater en toute impunité… quitte à terroriser quelques passants: «une dame pleure, un jeune tremble...».

La légitimation du discours antisioniste dans le milieu académique inquiète tout particulièrement en ce qu'il s'épanouit dans un milieu où le corps enseignant jouit d'un crédit immodéré et d'un pouvoir sans contrôle sur des esprits appelés demain à incarner l'élite de notre pays. Les autorités académiques seraient avisées de vite réagir pour que nos jeunes ne continuent d'apprendre à penser mal avec bonne conscience et si elles ne veulent pas un jour devoir répondre de leur négligence devant l'Histoire.

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